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1 Chapitre 8 : Mouches et araignées le Sam 26 Juil - 23:46

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Maître de la cité de Nenya
Maître de la cité de Nenya
Sexe:Masculin
Résumé du Chapitre


Bilbo et ses nains se retrouvent livrés à eux-même
dans Mirkwood, cette très sombre et très inquiétante
forêt périlleuse et enchanteresse, envahie par les maléfices
et abritant une colonie de charmantes, très charmantes araignées
mangeuses d'hommes. Ils doivent suivre un sentier qui devrait les mener,
d'après Beorn et Gandalf, à l'orée de la désolation
de Smaug.
Bien qu'en pratique, le voyage s'avère être bien moins simple
et bien moins agréable que cela. Pas de sources potables, pas
de nourriture comestible. Et les vivres de Beorn ne tardent pas à s'épuiser...

De plus, Bombur qui est tombé dans l'eau a été pris
d'un étrange sortilège qui l'a endormi ; les nains doivent
donc porter son corps pesant pendant plusieurs jours, jusqu'à ce
qu'il se réveille enfin.
Affamés, assoiffés et découragés, nos nains
finissent par apercevoir les lumières d'un banquet d'elfes des
bois. Hélas ! Les elfes disparaissent à chaque tentative
d'approche des nains. Et jouant de malchance, nos amis s'éloignent
du sentier et finissent par être capturés par les araignées
géantes qui peuplent cette sombre, très sombre forêt.

Bilbo est le seul à ne pas être capturé et, à l'aide
de sa petite épée et de son anneau, il délivre tous
les nains par sa seule ruse et sa seule force. Comme quoi, il y a bien
plus dans ce hobbit qu'il n'y parait, comme l'a prédit Gandalf.

Ainsi, tous les nains sont libres.
...
Tous les nains ?
Non, car d'irréductibles elfes ont fait prisonnier Thorin
avant l'attaque des araignées et, comme il est têtu, Thorin
refuse de répondre aux questions de leur Roi.
Au moins est-il bien nourri, contrairement à nos autres amis
qui sont toujours perdus dans cette sombre et inquiétante forêt...


Introduction


Moi qui aime les petites promenades dans les bois, je dirais que j'ai
frissonné sous ma couette. Imaginer cette forêt sombre avec
ses "yeux" qui nous observent... brrr... je sens mon côté hobbitesque
se réveiller.
C'est aussi un chapitre essentiel :
— Bilbo se révèle être un aventurier tout à fait
inattendu, qui n'hésite pas à brandir sa petite épée
pour sauver ses compagnons.
— La rencontre maladroite avec les elfes sera la cause de plusieurs malentendus
avec les nains. Mirkwood, la forêt noire classique


Que ce soit dans Bilbo, dans la Völsunga Saga (pour
Siegfried ), la forêt est toujours un endroit sombre, peuplé d'esprits
malins, et on ne peut la traverser que par un sentier. On peut voir cette
traversée comme un symbole de la quête intérieure
du héros; celle qui lui permettra de se révéler à lui-même.
Cette forêt noire où se retrouvent les nains & Co exprime
un sentiment d'oppression, presque de claustrophobie. Rajoutant à cela
certains épisodes, comme par exemple lorsque Bilbo grimpe à un
arbre pour voir où se trouve la fin de la forêt ; il ressent
la liberté, le soulagement de respirer de l'air frais, de l'air
pur d'une certaine façon. Puis c'est le désespoir, rien à l'horizon,
pas de sortie. Et la « redescente aux enfers » près
des autres nains.
La compagnie est sur le fil du rasoir, affamée, épuisée,
menacée par les araignées et autres « choses »,
et « hantée » par la présence de somptueux
banquets.
Historiquement, on a deux visions de la forêt : chez les Anglo-saxons,
les forêts sont des lieux dangereux et hantés. Chez les
Celtes, au contraire, la forêt protège et est vénérée.
Ceci s'explique par l'invasion de l'Angleterre par les Angles et les
Saxons, pilleurs qui massacraient les peuples d'origine (les Celtes)
et ces derniers qui prenaient le maquis dans la forêt. D'un côté,
les Celtes se réfugiaient dans la forêt et se faisaient
hors la loi. De l'autre côté, Les Angles craignaient les
forêts, car ils s'y faisaient attaqués par les Celtes. Araignées du matin, chagrin...


La rencontre avec les araignées est assez angoissante. Leur irruption
dans le récit, même si ce n'est pas tout à fait inattendu,
a le don de faire bondir le lecteur de son petit fauteuil moelleux, où il
commençait à somnoler...
Ces araignées semblent malignes et surtout peu enclin à un
combat pur et dur. Elles prennent les nains par surprise et Bilbo manque
de subir le même sort à cela près qu'il se réveille.
Puis, on s'aperçoit que, comme toutes araignées qui se
respectent, il n'y a que la boustifaille qui compte ! Elles se laissent
berner par le petit hobbit et ses provocations, puis finissent par se
replier.
L'arachnophobie est un sentiment courant et les hommes ont souvent donné le
mauvais rôle aux araignées dans leurs mythes et légendes.
On peut citer Kali la Noire, tueuse assoifée de sang, avec ses
huits bras.
L'araignée hante nos cauchemars, répugnante et vorace.
On a quelques exemples où elle a joué un rôle positif
: elle passe pour avoir inspiré Robert Bruce, héritier
du trône d'Écosse ou pour avoir protégé Mahomet
en tissant une toile devant la caverne où était réfugié le
prophète.
Ce passage nous offre aussi l'occasion de découvrir une autre
chanson très amusante : «Lob la molle et Cob la folle»,
petite chanson en forme de comptine qui est assez légère
et souligne le caractère héroïque de Bilbo qui s'en
va en guerre contre ces géantes araignées en scandant des
vers à l'improviste. La révélation


Bilbo, après avoir tué "son" araignée
tout seul, commence à croire en lui, et les faits qui vont suivre
cela ne feront qu'ajouter à cela. Cette fois, il s'en sort tout
seul, sans l'aide de nains ou du magicien et ça change tout pour
lui. Il devient enfin un aventurier, moins pleurnichard, plus téméraire.
Et on sent qu'il commence à y prendre goût, notre petit
bonhomme ! Et c'est avec une véritable furie guerrière
qu'il pourfend ces créatures sournoises.
Il se révèle en héros, parce qu'il décide
de s'en prendre à une colonie entière d'araignées
pour sauver ses amis condamnés à une mort certaine. Il
fait passer les autres avant lui, il fait ce qui doit être fait
sans rien attendre en retour.
« Un hobbit qui dissimule bien plus qu'il n'y paraît. » comme
l'a prédit un vieux magicien.
Cette aventure dans la forêt noire est donc un artifice classique à travers
lequel le personnage central affronte une créature monstrueuse
dans un endroit sombre et devient un héros.
C'est la représentation imagée de la propre quête
intérieure du héros : comment celui-ci affronte ses pires
peurs pour se révéler à lui-même.




Pour approfondir cette lecture...


N'hésitez pas à consulter les commentaires de nos membres
concernant ce chapitre sur nos forums de discussion et à y laisser
vos propres impressions.


  • Sujet
    de lecture du Chapitre 8

  • Sont développés sur ce sujet d'autres points intéressants
    tels que :

    • Pourquoi les araignées parlent-elles ?
    • Quel est la nature de l'enchantement des sources et des rivières
      de la Fôret ?
    • Les Elfes disparaissent-ils par magie ?






Sources et articles à consulter :




  • Les Mondes Magiques du Seigneur des Anneaux, par David
    Colbert, HarperCollins, 2002 ( le Pré aux Clercs pour la traduction
    française, 2004 ).

    • Quel monstre attaqua Tolkien ?


  • L'Univers de Tolkien, par David Day, Octopus, 2003.

    • Grandes Araignées - régions obscures.
    • Terres des Elfes.


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